IMG_6008.jpg, avr. 2020

Opium de printemps

Voilà, ça y est enfin, j'ai terminé le manteau Opium de Deer and Doe.

Ce manteau, j'avais prévu de le porter cet hiver Prévoyante, et connaissant ma difficulté à trouver du temps pour coudre, j'avais commencé mon projet en octobre. Ca devait être large et je comptais bien l'inaugurer pour le mois de décembre.
C'était sans compter toute une série de difficultés (en grande partie de mon fait, d'ailleurs) et aussi de gros doutes qui m'ont démotivée pour finir cette cousette.

J'ai donc posé les boutons pressions et coupé les derniers fils le 12 mars, à peu près au moment où les températures ont commencé à se réchauffer. C'était donc fichu pour porter mon manteau.
Depuis, les températures ont chuté mais le confinement a commencé. Heureusement nous avons tout de même une petite cour où nous pouvons prendre l'air, c'était donc l'occasion de mettre mon manteau et de le prendre en photos.

IMG_6008.jpg, avr. 2020

Erreur de casting

Au départ, il y a eu une monumentale erreur de casting.
J'ai complètement craqué pour la couleur du manteau gris très clair présenté sur le site de Deer and Doe mais le lainage en référence était en rupture de stock sans réapprovisionnement prévu ; j'ai donc écumé internet à la recherche de LA couleur idéale. Im-po-ssi-ble de mettre la main dessus.
En désespoir de cause, j'ai acheté un caban en polyester blanc que j'ai teinté avec une teinture spéciale polyester. Je savais très bien que Deer and Doe déconseillait le caban car trop rigide mais quand j'étais tellement focalisée par la couleur que je me suis dis que, au pire, ça ferait une toile.

La teinture a très bien fonctionné et j'ai obtenu un gris très très pâle, légèrement bleuté. Cela commençait donc bien.

J'ai fait mes découpes, assemblé les pièces du manteau, de la doublure, ... Je suis allée jusqu'au bout !
Mais le résultat était une catastrophe, le tissu était tellement rigide que cela ne ressemblait à rien et j'avais un manteau trapèze au sens premier du terme.
J'ai donc décousu mon manteau pour garder ma doublure et je suis partie à la recherche d'un lainage répondant aux exigences du patron.

De gros doutes

Sauf que ...

  • mon chéri avait vraiment des doutes sur le modèle et ne manquait pas de me le faire savoir. J'avoue que cela m'a un peu refroidi et j'ai eu du mal à me remotiver pour faire une deuxième fois ce manteau
  • la doublure s’effilochait complètement et j'avais vraiment peur qu'elle ne résiste pas à une deuxième couture, j'ai donc sorti ma surjeteuse et surjeté toutes les pièces (ce qui peut être une gageure quand la doublure est déjà cousue)
  • je cherchais un lainage si possible éthique, respectant le bien être de l'animal, bio et gris clair ; j'ai passé un temps fou à faire des recherches et j'en ai trouvé de très beaux chez Ma petite mercerie mais à plus de 50€ / mètre, vus mes doutes sur le modèle, je n'étais pas prête à dépenser cette somme (je garde quand même en tête ces beaux lainages si je souhaite réaliser un autre manteau un jour).

On s'accroche et on recommence

J'ai fini par me décider pour une laine bouillie gris chinée chez Ma petite mercerie. J'avais auparavant étalé mes pièces de patron par terre pour estimer le métrage nécessaire et minimiser les coûts. En taille 36, avec l'option sans ceinture, j'ai mesuré 2m70 pour une laize d'1m40 (en ayant un niveau ceinture noir à Tétris) mais j'ai quand même pris un peu plus "au cas où".
Histoire de corser un peu la chose, j'ai pris également un passepoil couleur moutarde car que serait la couture sans passepoil ?
Et pour les boutons, j'en ai trouvé de magnifiques en forme de fleur chez Rascol.

IMG_6016.jpg, avr. 2020

J'ai donc recommencé mon manteau et une fois lancée, c'est finalement allé assez vite. Surtout que c'était finalement la deuxième fois que je le faisais. Je n'ai donc pas trouvé de grosses difficultés même si mes poches origami manquent peut-être un peu de précision.
En suivant les instructions de Deer and Doe (et en s'aidant au besoin des articles de leur blog), tout se coud facilement, logiquement, et je suis à chaque fois impressionnée de voir que les repères tombent pile au bon endroit, qu'il n'y a pas de bidouilles à faire, ... c'est tout simplement magique

J'ai juste eu un peu de mal à comprendre le glaçage à la fin surtout qu'il n'est pas réalisé de manière conventionnelle (si j'ai bien compris) et je n'ai donc pas trouvé de tutoriels détaillant la façon de faire. Je pense que j'ai fait comme il faut mais je n'en suis pas si sûre...

La touche finale

Pour que ce manteau soit maudit jusqu'au bout, au moment de poser les boutons, je n'ai pas réussi à mettre la main dessus. J'ai cherché partout, dans tous les coins possibles où j'aurai pu les ranger mais rien à faire.
J'ai hésité à en mettre d'autres, plus classiques, mais je voulais tellement ces boutons fleurs que je n'ai pas pu m'y résoudre. J'ai donc laissé le manteau dans un coin en me disant qu'il faudrait recommander les boutons. Heureusement, quelques jours plus tard, j'ai réussi à les retrouver et c'est comme ça que j'ai réussi à finir ce manteau le 12 mars, à peu près 5 mois après l'avoir commencé ;-)

IMG_6009.jpg, avr. 2020

Le bilan

Je trouve que ce manteau a plein de petits détails que j'adore : je suis fan des poches et du mélange entre la doublure, le passepoil et le lainage et j'adore mes boutons pression (ça valait la peine de retourner l'appartement pour les retrouver :-p).
Mais au final, je suis partagée sur le rendu. Quand je le porte ouvert, je trouve qu'il est canon mais quand il est fermé, je trouve la forme trapèze beaucoup trop exagérée (en tout cas de devant car je n'arrive pas à voir le rendu de dos et mon chéri ne m'a photographiée que de face). J'hésite donc à lui ajouter une ceinture (les passants seront alors cousu avec la doublure, ce n'est pas l'idéal mais bon...) ou à remonter les pressions (un peu comme le modèle de Lise Tailor).

Coût total : en faisant abstraction du prix du caban que je n'aurai jamais du acheter, ce manteau m'est revenu à 110€.

IMG_6015.jpg, avr. 2020

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