Atelier d'écriture - Poudreurs d'escampette - Proposition 90

Nouvelle proposition pour l'atelier d'écriture. Le mois a vraiment été bon puisque j'ai répondu aux deux propositions !

Pour la proposition 90, la consigne était :

P 90 Conte illustré
Voici la couverture du livre (deux couvertures au choix). A vous d’inventer l’histoire ….

P90 - L'avion enchanté

Il était une fois un petit garçon qui vivait seul avec son grand-père dans une toute petite maison.
Ils étaient très pauvres et ses seuls jouets étaient les avions en papier que son grand-père lui faisait. C'étaient de beaux avions plein de couleurs. Et quand il s'ennuyait le petit garçon en prenait une pleine poignée et les lançait jusqu'à en colorer le ciel.

Mais un jour arriva ce qui arrive dans tous les contes. Après une longue vie de peines et de misères, le grand-père senti sa fin arriver.
Il appela le petit garçon près de lui et lui donna un dernier avion. Un avion comme il n'en avait jamais vu avec de beaux reflets argentés qui illuminaient la pauvre masure. Le grand-père lui dit que c'était un avion magique que lui avaient confié avant de mourir les parents du petit garçon. Il aurait du le lui donner depuis longtemps, mais il n'avait pu s'y résoudre tant il avait de peine à l'idée de le voir partir de la maison.
Il lui expliqua alors qu'il devra le lancer de toutes ses forces et le suivre où qu'il aille. Il ne devra s'étonner de rien, juste suivre l'avion. Il lui faudra sans doute sacrifier quelques souvenirs, abandonner sa vie actuelle mais le bonheur l'attendait au bout de la route.
Une fois ces mots dits, le grand-père serra son petit-fils très fort dans ses bras et lui fit promettre de lancer l'avion. Ils s'endormirent serrés l'un contre l'autre dans un dernier moment de tendresse partagée.
Au petit matin, il était mort.

Le petit garçon était très triste et pleura longuement. Les gens se demandaient ce qu'il allait devenir, comment il allait vivre. Mais lui n'en avait cure. Seule comptait l'absence de son grand-père.
Après l'enterrement, il se rendit sur la colline qui surplombait la ville et sorti l'avion de sa salopette. Il avait vraiment quelque chose de mystérieux et le petit garçon ne doutait pas qu'il était magique.
Il pensa très fort à son grand-père et essaya de le lancer aussi loin que ses petits bras lui permettaient.

Etrangement, l'avion s'arrêta dans les airs. Il flotta un temps, se tourna vers le petit garçon, puis parti comme une flèche vers la ville.
Le petit garçon s'élança à sa poursuite, dévala la colline, se griffa en passant au milieu des ronces... Ses petites jambes ne lui permettaient pas d'aller bien vite mais l'avion semblait adapter sa vitesse. Si l'enfant tombait, il ralentissait, quand l'enfant se relevait, il accélérait.
Ils arrivèrent ainsi dans la ville, traversèrent la grande place, passèrent devant l'église, longèrent les remparts, ... Il ne semblait pas y avoir de logique à ce parcours mais fidèle à sa promesse, le petit garçon continuait à suivre l'avion.
Quand ils passèrent devant sa maison, il eu la tentation d'y retourner, respirer une dernière fois l'atmosphère de ce lieu, emporter un dernier souvenir. Mais il repensa aux dernières paroles de son grand-père, aux sacrifices qu'il devait faire et reparti en courant à la poursuite de l'avion.

Le passage devant sa maison ne semblait être qu'une épreuve puisque, une fois la décision du petit garçon prise, l'avion fila sans attendre en direction de la forêt.
C'était une forêt obscure et dense sur laquelle circulait beaucoup de rumeurs. Les enfants en avaient peur et jamais ils n'osaient s'y aventurer seuls.
Mais cette fois-ci, c'était différent.
Il faisait bien sombre dans les bois... Heureusement, l'avion brillait et apportait une lumière rassurante. Le petit garçon se focalisait sur cette lumière, se refusant à regarder ailleurs, détournant le regard des formes monstrueuses qu'il croyait deviner dans les sous-bois.

Cela faisait longtemps qu'il courait quand ils arrivèrent dans une clairière. Le soleil était sur le point de se coucher. L'avion se posa sur une souche et s'éteignit doucement.
Le petit garçon ne savait pas quoi faire. Etait-il arrivé ? Etait-ce uniquement une pause pour la nuit ?
Jamais il n'oserait refaire le chemin dans le noir.
La clairière était tapissée d'une mousse épaisse et accueillante alors il s'allongea à même le sol et s'endormit.

Ce fut une douce musique qui le réveilla. Il ouvrit les yeux et vit la clairière briller de mille feux. D'étranges créatures ailées y dansaient. Il se redressa pour mieux regarder et vit une de ces créatures s'approcher.
Elle se pencha vers lui, ramassa l'avion en papier et lui tendit la main en disant ces mots : "Bienvenu aux pays des fées. Nous t'attendions, petit prince".

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